Intifada d’Istanbul

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Le 31 Mai Istanbul a vécu une journée bouleversante. La violence inexprimable dirigée vers les gens qui se protestent pendant 4 jours la prise du Taksim Gezi Parkı dans leur main pour l’intérêt du capital a relevé une vague mobilisation inattendue.

Cette mobilisation spontanée qui s’est éclatée à Taksim et qui s’est répandue partout dans la ville, a reformulé les demandes en s’organisant pour répondre les besoins et pour continuer le combat. Donc il faut dire que cette mobilisation inattendue est représentée par une population très diverse.

Il nous semble que, le caractère de la lutte qui était cadrée par la défense du Parc Gezi a déjà dépassée de ses frontières. Comme les vraies victimes des lois réactionnaires et d’une économie politique néolibérale exécutées par le gouvernement d’AKP, les femmes, les jeunes chômeurs diplômé(e)s et les employé(e)s d’office qui ont des soucis à propos de leurs avenirs, ont construit une dynamique d’une lutte commune.

L’assassinat de Hrant Dink, le massacre de Roboski, la question de Reyhanlı, la loi de l’abortion, les interdictions de l’alcool et l’orgueil hégémonique du gouvernement de Tayyip Erdoğan sont les causes essentielles derrière l’éclatement de la lutte pour le Parc de Gezi.

Face à ces événements, les classes dominantes sont plus divisées que jamais, alors que les masses mobilisées sont assez résistantes. Les écrivains des journaux partisans du gouvernement ont déjà délaissé le premier ministre et ils ne sont pas les seuls, même Ertuğrul Günay, ancien ministre, critique durement le gouvernement.

Le premier ministre, principale responsable de ces événements, était absent pendant toute la journée. Le maire Kadir Topbaş et le gouverneur d’Istanbul Hüseyin Mutlu ont menti au peuple. Topbaş prétendait comme si le projet d’un centre commercial n’existait pas alors que Mutlu défendait la violence policière en la qualifiant comme une « lutte contre les illégaux ».

Il est très important qu’on n’arrête pas parce qu’avec cette mobilisation, le gouvernement peut vivre une défaite historique. Alors, fonder une commission de coordination à travers la participation des syndicats, des parties politiques etc. est devenu une mission urgente pour la collectivité des luttes et la sécurité de la mobilisation.

Hüseyin Çapkın, chef de la police d’Istanbul et Hüseyin Mutlu, gouverneur d’Istanbul doivent être destitués. Mais cela ne nous suffit pas ! Muammer Güler, le principal responsable des événements de 31 Mai qui est un vrai ennemi reconnu de la démocratie et des ouvriers, doit être aussi destitué. Il faut créer une commission pour déterminer les policiers qui ont attaqué le peuple et tous les policiers – les chefs qui vont être déterminé par cette commission doivent être destitués. Tous ceux qui sont en garde à vue doivent être libérés. L’annulation du projet de Gezi doit être annonce par le premier ministre.

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