La révolution Tunisienne continue

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Le règne du dictateur-président Ben Ali est renversé par la révolte historique du peuple tunisien grâce à sa mobilisation permanente et son héroïsme. L’étincelle de la révolte était la tentative de suicide de Mohamed Bouazizi -un jeune de 26 ans au chômage- . Il a tenté de se suicider par immolation le 17 décembre 2010 suite à la confiscation de sa charrette sous prétexte qu’il n’avait pas de permission de travail.

L’effet de l’immolation de Bouazizi – qui est diplômé de l’informatique- a grandi autant que le peuple -surtout la jeunesse tunisienne- a déclaré qu’il en a ras le bol de cette dictature pourrie qui est au service de l’impérialisme, notamment au service de celui de la France. Suite à cette phase, les émeutes locales sont obtenu un caractère de la révolte nationale qui a même influencé les pays comme l’Algérie et la Jordanie.

Ni les attaques sauvages du régime pour contrôler les rues qui ont tué plus d’une centaine tunisien ni les concessions de Ben Ali (qui étaient de ne pas être candidat aux élections de 2014 et d’organiser des élections anticipées) n’ont suffit pour convaincre les insurgés qui connaissent très bien l’hypocrisie du régime de Ben Ali. La pression de la mobilisation en masse était si forte que l’UGTT (L’union générale des travailleurs de Tunisie) – l’allié fidele de ce régime militaire- était obligé de soutenir la révolte. Parallèlement au soutien de l’UGTT, une grande partie de la classe ouvrière – notamment les secteurs de la santé, de la transportation, de l’éducation et de la métallurgie- a fait un appel de la grève générale pour la démocratie et pour l’emploi. Suite à l’intervention de la classe ouvrière au processus révolutionnaire, la possibilité d’esquiver cette révolte pour le régime de Ben Ali est épuisée. En fin de compte, Ben Ali – président renversé- et ses compagnons, après avoir été refusé par leur allié Nicolas Sarkozy, se sont exilés en Arabie Saoudite le 15 janvier 2011.

La révolution en cours

Apres l’exil de Ben Ali, premier ministre Mohammed Ghannouchi est devenu le président provisoire et nommé par Fouad Mebazaa (le président de l’assemblée nationale) pour former un gouvernement de «l’union nationale». Suite à cette nomination, les manœuvres du régime ont commencé: «changer tous pour ne rien changer.» Ghannouchi a essayé de créer une image démocrate pour le nouveau gouvernement en y ajoutant des leaders de 3 autres partis qui n’avaient aucune influence sur le peuple. Mais bien sur, il a gardé les positions importantes -comme le ministère de l’intérieur et des affaires étrangères et le ministère de la défense- pour les gens de son parti, RCD, qui régnait le pays sous un régime dictatorial. Face à ce manœuvre, la première réaction du peuple tunisien était la méfiance. La tension est arrivée au point de retourner aux rues pour la revendication de la dénonciation du parti de Ben Ali, en criant «la révolution continue… halte à RCD!».

Pendant ces émeutes l’attaque de la police continuait par l’utilisation des gazes lacrymogènes et par des coups de feu. Ghannouchi a essayé de calmer la mobilisation en faisant de nouveaux des promesses; toutes les organisations politiques vont pouvoir participer les élections anticipées, les prisonniers politiques vont être libérées, les responsables du ministère de l’information et les responsables des corruptions vont être limogés… D’autre part, plusieurs quartiers ont crée ces propres milices contre la garde de Ben Ali qui faisait de pillages et poussait le pays vers le chaos. Ces milices du peuple divulguaient les alliés du régime de Ben Ali et ils expropriaient les propriétés de Ben Ali qui ont été vole du peuple tunisien.

La méfiance du peuple face au nouveau gouvernement se propage. Les groupes au sein d’UGTT qui sont contre ce nouveau gouvernement sont les éléments les plus importants. Ces groupes sont inquiets du possible retour de la mentalité dictatoriale après cette transition politique. Les organisations de l’ouest et du sud d’UGTT veulent une rupture définitive de l’ancien regime. Il y a des conflits internes surtout entre les secteurs des régions de «la révolte de jasmin» et les groupes d’UGTT qui sont volontaires à participer au nouveau gouvernement. L’exemple le plus clair de ces conflits interne était le rassemblement de 17 janvier pour la dissolution de RCD qui s’est déroulé au Khafsa – une des regions plus importants pour l’économie du pays grâce à ces mines. Suite à ce rassemblement, la direction d’UGTT était obligée de reculer et même d’appeler la dissolution du parti RCD.

Dans les villes comme Thala, Kasserine, Khasra et Sidi Bouzid où la mobilisation continue depuis plus d’un mois; les habitants organisent la vie du quartier -comme la sécurité de la ville, les nourritures, les services de la santé- par les comités du peuple. Ces comités qui fonctionnent par les élections, contiennent souvent des syndicalistes dissidents, des avocats et des professeurs et ils continuent à appeler des mobilisations contre ce processus de transition qui est toute à fait conciliatoire avec ancien régime.
Ne laissons pas les voler notre revolution!

Tous les indicateurs nous montrent que le régime militaire va essayer de mettre une fin à la révolution en cours, par un parlement qui est formé par des partis bourgeois et qui est soutenu par les impérialismes américain et européen et en utilisant les politiques de répression. Peut être que ce parlement va mener des enquêtes sur certaines corruptions mais il va surement continuer à privatiser les entreprises publiques. Peut être qu’il va punir certains membres du service d’ordre mais il ne changera pas le mécanisme de la violence. Même si il déclare qu’il accepte l’existence de tous les partis politiques, il va surement avoir une politique contre tous les organisations révolutionnaires sous prétexte de «la lutte contre le terrorisme».

Bien sur les manœuvres hypocrites de l’impérialisme ne sont pas limitées par la formation d’un nouveau gouvernement. En même temps que Sarkozy attache le grelot à Paris pour le nouveau gouvernement, la Grande Bretagne prépare le retour de Rashid Ghannouchi, le leader de mouvement islamiste Ennedah, qui était en exil depuis 1989. En plus, les Etats Unis rasure la continuité de l’existence de la Tunisie dans le marché capitaliste international en nommant Moustapha Kamel Nasbi à la tête de la banque centrale de la Tunisie, quelqu’un qui était un des responsables du règne de Ben Ali et qui avait des relations très proches avec le FMİ.

La future de la révolution tunisienne dépend à la mobilisation permanente de la classe ouvrière et de la jeunesse, et aussi à la propagation et la centralisation des milices du peuple. La dissolution de RCD et la purge des instruments de répression -l’armée et la police- par le peuple peuvent être les premiers pas pour mettre la fin de ce régime bonapartiste. Régime actuel est un appareil magnifique de l’impérialisme pour renforcer ces forces en Tunisie et aussi pour utiliser la Tunisie comme une base pour faire plier tous les peuples du Maghreb. C’est pour cette raison là que l’Union Européenne et surtout l’impérialisme français a soutenu Ben Ali jusqu’au dernier moment. La proposition fait par ministre de l’affaire étrangère de la France Michèle Alliot-Marie de créer de milices contre la révolte est un exemple magnifique qui démontre la collaboration de l’impérialisme avec ce régime. Lundi 17 janvier, le parlement européen a refusé la proposition de soutien de la révolte tunisienne à cause des votes contre des députés social-démocrate et des députés de droite.

La légalité de tous les partis politiques et une assemblée constituante peuvent être l’assurance de la fin de l’ancien régime et de la constitution d’un système démocratique. D’autre part, pour une économie juste qui est basée sur l’emploi et le salaire pour tout le monde, il est essentiel d’exproprier les propriétés de Ben Ali et ses compagnons et de mettre les entreprises impérialistes sous contrôle des travailleurs en faisant un plan économique centralisé. Le peuple tunisien n’a pas de dette à payer. C’est à Ben Ali et à ses compagnons de payer cette dette!

La révolution de la tunisie va être le premier coup contre l’impérialisme et ses servants au Maghreb. Il y a déjà des mobilisations en Algérie, en Egypte, en Jordanie, au Maroc… Kaddafi, le leader de Liban, fait un éloge à Ben Ali parce qu’il a peur de vivre les mêmes choses; les émeutes qui ont met la fin au règne de Ben Ali. Les pays impérialistes veulent «le retour au normal» en Tunisie pour qu’ils puissent continuer à piller l’Afrique du nord et le Moyen Orient. La victoire du peuple et de la classe ouvrière de la Tunisie ne va pas changer seulement la situation de cette région mais aussi elle va créer une propulsion pour les luttes politiques et sociales des peuples arabes.

La solidarité est obligatoire pour la victoire de la classe ouvrière et de la jeunesse tunisienne. Les organisations de la classe ouvrière et les organisations démocratiques en Europe doivent donner la priorité au soutien de la révolution tunisienne.

Vive la révolution Tunisienne!

Vive la révolution internationale des peuples arabes!

Impérialisme hors de Maghreb!

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